Chemin de Saint Jacques de Compostelle : Mes étapes

Sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Etapes entre Le Puy en Velay et Saint Chély d’Aubrac

Dans cet article, je vous partage les différentes étapes de ma première partie du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Je suis parti en juillet du Puy en Velay pour 8 jours de marche. La destination initiale était inconnue. En effet, comme c’était la première fois que je partais sur le chemin, je ne savais pas trop comment cela allait se passer. Au final, j’ai terminé à Saint Chély d’Aubrac. Quelques 134 kilomètres après le départ. L’objectif n’était évidemment pas la performance, mais le retour à la simplicité, se sentir vivant et en forme dans la Nature !

Se rendre au Puy en Velay

Tous les moyens sont bons. Pour ceux qui souhaitent venir en voiture, il y a des parkings prévus à cet effet. Pour avoir échangé avec d’autres marcheurs, certaines places de parking sont encore gratuites.

Personnellement, j’ai choisi le covoiturage. Je suis parti de Grenoble. L’aventure commence directement, car la dépose de la conductrice a lieu 30 kilomètres avant le Puy. Par un soleil plombant, je ne vois que l’auto-stop pour finir la route. Je suis assez confiant et positif 🙂

Nous n’avions pas marché 200 mètres avec mon père, que déjà une voiture s’arrête. Deux jeunes bien sympathiques qui nous mènent jusqu’au centre du Puy-en-Velay. Nous avons ainsi toute l’après-midi pour profiter de la ville et de faire quelques visites de monuments historiques.

Hébergement au Puy en Velay

C’est au « Grand Séminaire » que j’avais réservé la première nuit du périple. A deux pas de la cathédrale Notre Dame du Puy.

Je conseille de prendre une demi-pension pour favoriser les échanges avec les autres marcheurs. De plus, je n’ai jamais été déçu du repas. Les hôtes se donnent vraiment la peine d’accueillir en bonne en dut forme leurs invités.

C’est lors des dîners que j’ai rencontré le plus de monde et créé même des amitiés sincères. Tout au long du chemin, j’ai revu ces personnes ici ou là. Un partage de soutien, de sourire et de complicité qui fait toujours du bien.

A savoir : Les noms de tous (ou presque) les hébergements sont mentionnés dans le livre le « Miam Miam Dodo ». Comme son nom l’indique, on y trouve également les bonnes adresses de repas. Il existe bien sûr d’autres livrets comme celui-ci. Mais le Miam Miam Dodo reste le plus connu.

Mes étapes du chemin de Saint Jacques de Compostelle

Le Puy-en-Velay – Saint Privat d’Allier (23.5km)

Première étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle entre Le Puy et Saint Privat d'Allier

Pour cette première étape, j’étais plus que motivé. En plus, je remarque déjà une ambiance particulièrement positive de la part des autres personnes rencontrées lors du précédent dîner.

Je ne suis pas pratiquant, mais la tradition veut que les pèlerins partent de la cathédrale du Puy après la messe. Chaque jour, une messe est ainsi dite tôt le matin et s’en suit du départ pour le chemin. Nous étions environ 200 personnes à partir en même temps. Pour la petite histoire, la cathédrale cache une sortie pour le moins spectaculaire…

La marche de 23.5 kilomètres s’est bien déroulée. Une montée un peu raide au départ du Puy, mais rien de trop méchant. Les paysages sont magnifiques. J’en prends plein la vue. Les anciens volcans, la couleur de la roche, les champs de blé, etc. La nature est belle et ressourçante. Juste ce dont j’étais venu chercher.

La randonnée s’effectue sans encombre, mais constate un rythme élevé de marche. On se fait presque entraîner par les plus initiés. En milieu d’après-midi, j’arrive dans mon deuxième logement chez Salem. Je ne peux que le recommander tellement Salem a été gentil et accueillant. De plus, son gîte est propre et il cuisine à merveille des plats marocains. Dépaysement assuré !

Saint Privat d’Allier – Saugues (20km)

Deuxième étape du chemin de compostelle.

Départ tôt le matin. Environ 7h30. Habituellement, les pèlerins aiment partir « à la fraîche » pour éviter les grosses chaleurs. Une habitude que j’ai également prise en ce début de parcours. Je constate les premières pierres de l’ancienne voie romaine qui reliait Lyon à Toulouse.

Ancienne voie romaine reliant Lyon et Toulouse

Une côte accentuée en milieu de parcours corse un peu la journée. Mais encore une fois, tout se passe bien. Les paysages sont toujours aussi beaux à voir. Quelques gouttes de pluie me font sortir le poncho… l’averse ne dure pas, je le remets assez rapidement dans le sac.

J’arrive après une vingtaine de kilomètres dans le gîte de Jésus. Blague à part 😉 Où on a été bien accueillis et où on a très bien mangé. A souhait. Et où l’atmosphère de table était plus que conviviale. Je constate la facilité que les gens ont à partager les détails de leur vie à des inconnus. Une confiance presque immédiate se déclenche avec les autres marcheurs. J’adore !

Chemin de Saint Jacques de Compostelle : Saugues – Les Faux (Saint Alban sur Limagnole) (27.5km)

Troisième étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle depuis le Puy en Velay

L’étape « classique » s’arrête au « Sauvage ». Mais j’ai décidé avec mon père de continuer environ 8 kilomètres de plus pour terminer l’étape au quartier « Les Faux » sur la commune de Saint Alban sur Limagnole. Petit dénivelé positif sur ce tronçon, mais qui se fait bien.

En milieu de journée, une douleur aux deux tendons d’achille se fait remarquée. Je quitte les chaussures montantes de randonnée et enfile les baskets plus souples. Une erreur de serrage de lacets certainement.

J’arrive dans un gîte, une nouvelle fois, merveilleux, propre et confortable ! J’ai été accueilli ici par Odile du gîte Les Séjours de Lalie. Un fabuleux dîner. Odile a mangé avec nous. Quel échange ! Ce gîte est à 1.5 kilomètre du chemin de Saint Jacques de Compostelle (le GR65), mais le petit détour en vaut largement la chandelle.

Les Faux – Aumont Aubrac (22km)

Quatrième étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle depuis le Puy en Velay

Un départ matinal difficile pour ma part. J’essaie de remettre mes chaussures de marche… Impossible d’avancer. L’étape est censée être assez longue (22 kilomètres). « Comment est-ce que je vais faire pour y arriver ? »

Je rechausse les baskets définitivement. Au bout d’une dizaine de kilomètres, ça va mieux. Je ne ressens plus trop de douleur. Je profite ainsi des paysages et des rencontres toujours aussi intéressantes qu’au début du chemin. De magnifiques fleurs bordent les chemins. Un panache de couleurs impressionnant.

J’apprécie faire les pauses-déjeuner dans la nature. Chaque jour, à l’ombre d’un arbre, je pique-niquais, les pieds nus dans l’herbe (voir mon article sur le grounding et le champ magnétique terrestre). Rien de tel pour récupérer et se rafraîchir.

Malheureusement, je n’ai pas trouvé de gîte demi-pension disponible à Aumont-Aubrac. Comme j’avais pris l’habitude de réserver le midi pour le soir (outre la première nuit au Puy), cela s’est avéré trop juste pour cette arrivée-ci.

Aumont Aubrac – Finieyrols (16km)

Cinquième et sixième étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle depuis le Puy en Velay

Un départ encore matinal pour cette étape qui aurait dû faire 26 kilomètres. A mi-chemin, mes soucis de tendons d’achille se font plus soutenus. Je décide de réduire la marche en retirant 10 kilomètres. C’était une sage décision. Ne souhaitant pas trop forcer. Je me rappelle que le but n’est pas la performance, mais le besoin de se retrouver proche de la nature et de mon père.

Ma philosophie : « Ce qui doit arriver, arrivera. On en a besoin pour trouver son chemin de vie ». Alors je m’arrête ici dans le gîte des Gentianes à mi-parcours. Très propre et où l’on mange très bien. Les 10 autres marcheurs présents sont formidables.

Finieyrols – Nasbinals (10km)

J’ai décidé de finir les dernières journées par des « petites » étapes de 8 à 10 kilomètres. Je ne pars donc pas très tôt aujourd’hui. 8H30.

La bienveillance est une des valeurs du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Avant d’entamer cette nouvelle étape, une randonneuse me voyant boiter, me prête une pommade bretonne « magique » à base d’Arnica qui efface une grosse partie de la douleur.

Un autre marcheur me dit que je devrais ajouter des talonnettes dans mes baskets pour soutenir les tendons d’achille. Un conseil que je mets directement en réalisation. N’ayant pas grand-chose sous la main, et sans magasins, ni pharmacie proche, je découpe de nombreux morceaux de carton afin de soulever mes talons.

Aussi, mon père me donne ses bâtons « fait maison » pour également moins forcer sur les pieds.

Quels bons moments ! En l’espace de quelques minutes, j’ai assisté à une multitude d’actes d’amour, d’amitié et d’entreaide. Magique…

J’arrive ainsi à Nasbinals sans trop de mal. J’ai choisi le gîte Nada qui n’offre pas de demi-pension. Gîte simple, convivial et propre. Nous nous sommes transmis le mot avec les autres pèlerins de se retrouver à 19h30 dans un restaurant renommé dans le coin : La maison Bastide. Je ne peux que le conseiller. Je ne mange habituellement pas ou peu de viande le soir, mais j’ai fait exception ici. Entrecôte de l’Aubrac et Aligot (plat local). Juste formidable, à tester !

Chemin de Saint Jacques de Compostelle : Nasbinal – Aubrac (9km)

Septième et huitième étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle depuis le Puy en Velay

Encore une petite étape. Départ sur les coups de 9H. J’ai pu acheter de vraies talonnettes. Je suis toujours aussi motivé et plein d’entrain. Les journées passent vite. Je profite à fond du Chemin avec aussi les autres randonneurs rencontrés la veille. Je traverse les parcs avec des vaches et taureaux sans faire trop le malin 😉 Le panorama à plus de 1300 mètres est époustouflant.

Un stop à Aubrac me permettra de visiter un beau jardin botanique local. Pour ainsi mettre un nom à toutes les fleurs et arbres observés ces derniers jours.

Aubrac – Saint Chély d’Aubrac (7.5km)

Départ vers 9H. La journée de marche fut courte. 500m de dénivelé négatif. Tout se passe bien. Je prends encore plus le temps de savourer l’air frais, les paysages, les forêts et rivières. Ci-dessous, des haies de noisetiers créent une sorte de tunnel. Très beau.

Noisetiers formant un tunnel sur le chemin de compostelle

J’arrive enfin à Saint Chély d’Aubrac avant midi et mets les pieds dans l’eau sous le pont médiéval du XIVe siècle. Un super marché de producteurs met fin à mon périple. Je suis tellement heureux d’avoir accompli cette partie du chemin de Saint Jacques de Compostelle et en compagnie de mon papa. Un chemin riche tant au niveau humain que par la proximité avec la Nature. Je me sens revivre et plein d’énergie positive. C’est certain, je repartirai !

Pont médiéval à Saint Chély d'Aubrac

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